Pas de cercueils pour l’Ukraine ! Orban s’oppose à l’escalade voulue par l’Otan

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La matinale européenne (10 juin 2025) – «La Russie pourrait être prête à utiliser la force militaire contre l’Otan dans les cinq ans», a déclaré hier le secrétaire général de l’Alliance Mark Rutte, dans un discours à la Chatham House à Londres. «La Russie s’est alliée avec la Chine, la Corée du Nord et l’Iran. Ils étendent leurs forces armées et leurs capacités. La machine de guerre de Poutine s’accélère, ne ralentit pas. La Russie reconstitue ses forces armées avec la technologie chinoise et produit plus d’armes à une vitesse que nous ne le pensions», a expliqué Rutte. Le secrétaire général a lancé un appel pour faire un “bond en avant” dans la défense collective. “Le fait est que le danger ne disparaîtra pas même lorsque la guerre en Ukraine prendra fin”, a déclaré Rutte. Mais la Russie n’est pas la seule menace. «L’Otan n’a jamais été créée pour combattre seulement l’Union soviétique. Son but était de protéger le territoire de l’Otan de quiconque chercherait à nous attaquer. Et ce que nous voyons actuellement est une énorme accumulation de capacités militaires de la part de la Chine», a déclaré le secrétaire général. L’appel à la Chine est-il une autre tentative de garder Donald Trump engagé dans l’Otan ?

Le contre-discours d’Orban
En visite en France à l’occasion de la «Fête de la victoire» organisée par les «Patriotes», le premier ministre hongrois, Viktor Orban, s’est dit hier certain que la Russie n’attaquera pas les pays européens de l’Otan. «Les Russes sont trop faibles pour cela», a déclaré Orban à la chaîne LCI. «Ils ne sont même pas capables de vaincre l’Ukraine. Ils sont donc incapables d’attaquer vraiment l’Otan», a ajouté le premier ministre hongrois, allant jusqu’à qualifier d’héroïque la résistance de l’Ukraine. Sur la scène des «Patriotes», Orban a plutôt utilisé sa rhétorique habituelle. «Nous ne voulons pas mourir pour l’Ukraine. Nous ne voulons pas que nos enfants reviennent dans des cercueils d’Ukraine. Nous ne voulons pas d’un nouvel Afghanistan à nos portes. Nous ne voulons pas que Bruxelles utilise cette guerre comme prétexte pour instaurer une économie de guerre», a déclaré le premier ministre. —

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Newsletter N° 260 – 13 juin 2025 | Source : Perspective catholique

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Eric Bertinat
Éric Bertinat, né à Genève en 1956, est horloger diplômé et technicien en microtechnique. Il s’engage en politique dès les années 1980 et est élu au Grand Conseil genevois en 1985. Après une interruption, il retrouve le législatif genevois en 2005, jusqu’en 2013, sous les couleurs de l’UDC, dont il sera notamment secrétaire général à Genève. Élu au Conseil municipal de la Ville de Genève en 2011, il en devient président pour la période 2018-2019. Il quitte le Conseil municipal en 2023 après douze années de mandat. Engagé depuis longtemps dans la défense de la souveraineté et de la neutralité suisses, il a également milité au sein de l’ASIN. En 2010, il fonde Perspective catholique, association consacrée à l’analyse de l’actualité politique et sociale à la lumière de la doctrine sociale de l’Église. Il a également animé la revue Controverses et collabore à diverses publications.

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