Union européennne. Même l’Église catholique n’est pas exemptée du Règlement général sur la protection des données et de ses garanties en faveur des citoyens. C’est du moins l’avis de l’avocate générale de la Cour de l’UE, Laila Medina, dans un avis sur un recours présenté par un citoyen belge baptisé qui avait demandé au diocèse de Gand d’effacer toute référence à sa personne dans les registres et archives, papier et numériques, en invoquant le RGPD. Le diocèse avait enregistré son abandon de l’Église catholique, mais les données ont été conservées sous forme lisible.
Selon l’avocate générale, le registre baptismal contient un ensemble « structuré » de données personnelles des personnes baptisées et constitue donc un fichier au sens du RGPD, que les organisations religieuses et les Églises doivent respecter. Pour les personnes qui quittent l’Église, il est donc possible de demander l’effacement des données du registre baptismal par une opposition formelle au traitement.
Source : La Matinale Européenne – 2 octobre 2026


