L’enquête du Vatican sur la démission du pape Benoît XVI en 2013 est toujours en cours et ses conséquences pourraient être majeures. Le journaliste italien Andrea Cionci, principal plaignant, a été convoqué à une seconde audience formelle le 3 août, après avoir déposé une requête supplémentaire de 50 pages contenant de nouveaux éléments. Le Promoteur de Justice a indiqué que l’enquête était prise au sérieux et pourrait aboutir prochainement.
Au cœur de cette affaire se trouve l’affirmation selon laquelle Benoît XVI n’aurait renoncé qu’à l’exercice actif de la charge papale – et non au munus pétrinien lui-même – ce qui pourrait invalider les conclaves ultérieurs ayant élu les papes François et Léon XIV. Si cette démission était invalide, les papes qui lui ont succédé seraient dépourvus de légitimité juridique.
Une étude canonique distincte, menée par l’ancien magistrat italien Angelo Giordani, conteste le conclave de 2025 qui a élu Léon XIV, invoquant des irrégularités présumées : la présence de 133 cardinaux électeurs au lieu du maximum de 120 fixé par l’Universi Dominici Gregis, et la présence d’un cardinal muni d’un téléphone portable au sein du conclave. Ces violations des procédures prescrites pourraient invalider l’élection.
L’enquête du Vatican se poursuit. Elle pourrait aboutir à une destitution ou à l’ouverture d’un procès. Son issue déterminera si l’Église est confrontée à une crise de légitimité au plus haut niveau. Les fidèles sont attentifs. L’enjeu est crucial.
Source : Life Site – 20 août 2026


