«Hunky Jesus» à Genève : un nouveau blasphème érigé en divertissement

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COMMUNIQUE DE PRESSE

Du 9 au 18 octobre, le festival queer Everybody’s Perfect présente à la Maison des arts du Grütli, à Genève, notamment un film intitulé Hunky Jesus. Celui-ci retrace l’élection du «Jésus le plus sexy et le plus extravagant», organisée chaque année à Pâques dans un parc de San Francisco par les Sœurs de la Perpétuelle Indulgence, un mouvement militant LGBT, mixte et international, fondé à San Francisco en 1979. Ses membres reprennent l’image et l’habit des religieuses catholiques pour en détourner les symboles d’une manière particulièrement scandaleuse aux yeux des fidèles.

Les images qui circulent de cet événement sont inacceptables pour un catholique. Jésus-Christ est le Fils de Dieu fait homme, le Rédempteur, le Verbe descendu sur terre. En faire l’objet d’un concours de séduction tapageur et d’une parodie religieuse, c’est livrer le Sauveur, cloué sur la Croix du Calvaire, à la sexualisation et à la farce du plus mauvais goût. C’est une obscénité, un blasphème, une profanation de ce que les croyants ont de plus sacré. La liberté artistique ne saurait obliger les catholiques à considérer une telle mise en scène comme un divertissement innocent.

Les autorités doivent répondre de leurs choix
Nous avons découvert cette projection le jour de l’ouverture, par un article de 20 Minutes. Nous constatons que les croyants ont été placés devant le fait accompli et n’ont pas pu réagir à temps.

Accueillir cet événement dans un lieu culturel municipal mis à disposition par la Ville de Genève soulève une question : quel respect celle-ci manifeste-t-elle ainsi envers les catholiques, dont la foi mérite la même considération que toute autre conviction religieuse ?

Plusieurs avocats que nous avons consultés estiment que l’application de l’article 261bis du Code pénal, qui réprime certaines formes de discrimination et d’incitation à la haine, notamment en raison de l’appartenance religieuse, est envisageable. Nous en saurons plus dès la semaine prochaine.

Nous demanderons aussi au successeur des apôtres, Mgr Morerod, de sortir de sa réserve habituelle.

Les catholiques n’ont pas à rougir de leur foi.

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Eric Bertinat
Éric Bertinat, né à Genève en 1956, est horloger diplômé et technicien en microtechnique. Il s’engage en politique dès les années 1980 et est élu au Grand Conseil genevois en 1985. Après une interruption, il retrouve le législatif genevois en 2005, jusqu’en 2013, sous les couleurs de l’UDC, dont il sera notamment secrétaire général à Genève. Élu au Conseil municipal de la Ville de Genève en 2011, il en devient président pour la période 2018-2019. Il quitte le Conseil municipal en 2023 après douze années de mandat. Engagé depuis longtemps dans la défense de la souveraineté et de la neutralité suisses, il a également milité au sein de l’ASIN. En 2010, il fonde Perspective catholique, association consacrée à l’analyse de l’actualité politique et sociale à la lumière de la doctrine sociale de l’Église. Il a également animé la revue Controverses et collabore à diverses publications.