Le 18 décembre 2020, le Parlement fédéral a accepté le «mariage pour tous». Par une simple modification du Code civil, le mariage homosexuel a été validé. Comprenez : sans passer par le lancement d’un référendum et la récolte de 50’000 signatures !

Un Comité référendaire romand s’est constitué pour récolter les signatures nécessaires. Vous trouverez le carton de signatures en cliquant ici ! Vous trouverez également la version en allemand de notre carton de signatures en cliquant ici !
A imprimer, puis à signer, à faire signer par vos amis et connaissance et enfin à retourner à l’adresse:
Fondation pour la Famille – Référendum – CP 37 – 1971 Grimisuat

Attention : Seuls les électrices et électeurs ayant le droit de vote en matière fédérale dans la commune indiquée en tête de la liste peuvent y apposer leur signature. Les citoyennes et les citoyens qui appuient la demande doivent la signer de leur main.

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Jan 5, 2021 – Le «mariage pour tous» fragmente l’UDC. cliquez ici !

Déc 19, 2020 – Mariage pour tous : Après le microcosme politique, donnons la parole aux Suisses ! cliquez ici !

Déc 1, 2020 – Mariage pour tous : loin s’en faut ! cliquez ici !

Nov 3, 2020 – Le mariage : un choix individualiste ? cliquez ici !

Juil 28, 2020 – La loi naturelle et les droits de l’homme. cliquez ici !

Juin 15, 2020 – Edito – Mariage pour tous. cliquez ici !

 

Une compilation d’articles en lien avec l’actualité du “mariage pour tous” et des documents officiels. Cliquez ici !

Le mariage contre-nature en débat

Introduction

Le mariage traditionnel vécu chrétiennement est une source de bonheur, pour tous ! Etre contre le mariage des personnes de même sexe est difficile, tant l’opinion semble cadenassée par les médias. La première étape du débat doit donc consister à faire comprendre que la position du « mariage pour tous » (appelé OGM dans notre article) est pleine de contradictions. Les rappels de la doctrine catholique viennent après.

Objections sentimentalistes

1) Ils s’aiment. Ensemble ils vivent dans le bonheur. Pourquoi n’auraient-ils pas le droit de se marier ?

Des personnes peuvent s’aimer sans se marier. Les LGBT ont déjà le partenariat enregistré. Qu’est-ce que le mariage va leur donner de plus ?

Parler d’amour à propos du mariage, c’est parler de l’une des dimensions seulement du mariage. Dans le mariage, les parents sont avant tout au service de l’enfant qu’ils sont chargés d’éduquer. L’enfant n’est pas un objet au service du plaisir individuel des parents. L’amour ne justifie pas tout.

2) Deux papas : et alors puisqu’un papa c’est de toute façon gentil ? Vous n’avez pas d’autre argument que le seul « malaise à l’idée que des enfants puissent avoir deux mères ou deux pères. »

Les lobbies LGBT n’ont pas d’autre argument que le malaise des couple homos qui n’ont pas accès au mariage, alors qu’ils ont déjà le partenariat enregistré. Des malaises, il y en a partout. C’est la vie. Pour être parent, être gentil ne suffit pas. Être parent, c’est avoir une fonction.

Ce qui compte, c’est le pourquoi de l’accession au mariage pour des personnes de même sexe. Pourquoi se sentir solidaire de ce nouveau droit alors qu’une minorité seulement est concernée ? Cette revendication est un anéantissement symbolique de la famille. Comme s’il était besoin de montrer que chacun peut faire absolument ce qu’il veut dans le domaine matrimonial. Nous n’avons pas besoin de lois symboliques, seulement de lois utiles au bien commun.

Objections subjectivistes

1) Relativisme doctrinal

Vous imposez votre vérité comme si c’était la seule. Chacun a le droit d’avoir les convictions qu’il veut.

Les lobbies LGBT sont bien les premiers à imposer leur conception du mariage. Les médias relaient toujours davantage leurs idées. Les catholiques n’ont rien à envier à l’intransigeance des lobbies LGBT. Non au dogmatisme des lobbies !

Prétendre ne jamais pouvoir se tromper est prétentieux et orgueilleux. Le débat est là pour discerner ce qui est potentiellement nuisible à la société.

2) Libre décision

Vous êtes contre le mariage OGM, mais n’est-ce pas intolérant ? Ils ont le droit de se marier s’ils veulent !

Aujourd’hui, quiconque ne fait pas allégeance au droits des LGBT est relégué comme un citoyen de seconde zone. La pensée « main stream » est extrêmement intolérante aujourd’hui. Ce sont les lobbies LGBT qui sont intolérants.

Une décision libre peut parfois être mauvaise. Pour être bonne, une décision doit être prudente. Le mariage OGM s’attaque aux droits de l’enfant : il ne peut pas être une décision prudente.

3) Individualisme politique

Moi je considère que c’est leur choix. Je ne le partage pas, et je préfère la famille avec un papa et une maman, mais je ne me considère pas le droit de l’interdire à des personnes qui le choisissent.

La société moderne est très coercitive : chacun sait jusqu’où vont les gestes barrières aujourd’hui, mais aussi les règlements d’entreprise, etc. La société ne s’est donc jamais départie du pouvoir de coercition. Pourquoi ce pouvoir ne pourrait-il pas s’exercer pour protéger les enfants ?

La loi n’a pas pour but de favoriser toutes les libertés. Elle a pour but d’aider les citoyens à agir vertueusement. Vue ainsi elle favorise l’épanouissement humain. La liberté, quant’à elle, est un peu comme un compte en banque bien rempli. Elle peut servir à tout, mais ne garantit pas d’agir vertueusement.

Objections liées à la philosophie du mouvement

1) La vérité évolue

Aujourd’hui, c’est comme cela ! Il faut vivre avec son temps.

Précisément, les enfants n’ont jamais été autant méprisés aujourd’hui. Rares sont les parents qui ne cèdent pas à la tentation de mettre un enfant devant un écran pour être tranquilles. Sans compter les enfants qui souffrent cruellement d’une séparation des parents ou d’un divorce. La protection de l’enfance est d’actualité. Empêcher le mariage OGM, c’est vivre au cœur de l’an 2021.

Est vrai dans mon esprit ce qui correspond au réel. Si le réel change, alors la vérité change aussi. Mais si le réel ne change pas, la vérité ne change pas. Ici, il s’agit de la loi naturelle, qui ne change pas. Dans ce domaine, la vérité n’évolue donc pas.

2) La foi chrétienne est inadaptée au XXIe siècle.

N’avez-vous pas peur d’être sclérosé dans une époque qui n’appartient plus qu’au passé ? Vous luttez contre le progrès.

C’est vous qui êtes contre le progrès. Vous militez pour un désir individuel qui n’apporte rien à la société. C’est rétrograde.

L’homme a toujours recherché les plaisirs de la nutrition et de la procréation. Il a toujours cherché à produire des biens qui lui soient utiles comme des outils. Il a toujours recherché à accomplir un certain idéal. Il y a donc des tendances en l’homme qui sont naturelles. Si leur manifestation évolue, leur nature demeure. C’est le droit au respect de ces tendances naturelles que l’Eglise défend avec le mariage traditionnel.

Objections liées à la loi naturelle

1) La victimisation contre la loi naturelle

Vous favorisez la haine dans la société : à cause de vous, les homos sont discriminés.

Les personnes âgées mises de côté, ou les enfants abandonnés dans des mains inconnues sont aussi discriminés. Mais personne ne fait de lois exprès pour eux. Les médias et les chaînes de télévision sont à vos pieds : vous n’êtes pas discriminés, sinon positivement.

L’Eglise est experte en humanité. Son indépendance vis-à-vis des changements sociétaux effrénés de notre époque est une garantie de son impartialité. Certains enseignements sont difficiles à entendre, mais pourtant nécessaires.

2) La science contre la loi naturelle

La science a depuis longtemps prouvé que les comportements homosexuels existaient dans la société. Votre morale est inadaptée aux découvertes les plus récentes.

La science a permis de développer les OGM. On sait aujourd’hui que les plantes Bio sont meilleures pour la santé. L’Eglise défend le mariage Bio. Dans le contexte actuel, c’est une position d’avant-garde. Chacun sait que ce genre de position n’a jamais été facile à défendre. C’est pourtant la position de l’avenir.

L’homme n’est pas une machine. L’autorité de la science a des limites. Dans le domaine humain, la réflexion doit aller au-delà des statistiques et s’appuyer sur des raisonnements qui tiennent compte de la dimension humaine.

3) Le droit civil contre la loi naturelle

Les hommes politiques « ne font qu’accompagner la société, qui ne ferme plus les yeux sur la réalité de milliers de personnes qui ont longtemps vécu cachées. »

Vous dites que les politiques sont des suiveurs. Est-ce que sont les lobbies qui doivent donner la direction de la politique ? S’il en est ainsi, ce sont les lobbies les plus financés qui prendront le pouvoir en main. Nous avons besoin de guides qui prennent soin du bien commun.

Le droit civil est un droit fait par les hommes. N’importe quel homme peut défaire ce qu’un autre a fait. Le droit civil est donc impuissant pour protéger l’homme de la folie humaine. C’est à ce niveau que le droit divin est indispensable. Le droit divin constitue la meilleure garantie contre la folie humaine.

4) L’évolution contre la loi naturelle

Le bien et le mal évoluent : la loi naturelle aussi. D’accord il y a une loi naturelle, mais elle a changé.

Je suis contre le pessimisme et la dépression. Si tout doit changer tout le temps, c’est que le présent est insupportable et déprimant. Pourquoi ne pas vouloir reconnaître les richesses de la loi naturelle intemporelle ?

La loi naturelle est fondée sur des évidences scientifiques. La réalité de la procréation ne changera jamais. Pour faire un enfant, il faut un ovule et un spermatozoïde. Il faut donc un homme et une femme.

Le mariage au service de l’enfant

1) L’égalitarisme

Ce projet de loi crée l’égalité entre les couples homosexuels et hétérosexuels. Vous êtes contre l’égalité ?

C’est vous qui êtes contre l’égalité. En chassant l’un des sexes du couple marié, vous favorisez l’exclusion et la discrimination. Je suis pour l’égale représentation homme-femme dans le mariage.

L’égalité ne peut être revendiquée qu’entre des réalités égales. Dans le domaine humain, prétendre à une égalité, c’est ostraciser et discriminer tous les particularismes, toutes les minorités. Les hommes ne sont pas des numéros. L’égalité est une notion mathématique qui doit être bannie des débats sociétaux, sous peine de disqualifier les vraies richesses humaines.

2) Mon corps m’appartient : j’en fais ce que je veux.

Chacun est libre de se réapproprier son corps

Mais le corps de l’enfant lui appartient. Vous n’en faites pas ce que vous voulez. Il a le droit de choisir d’avoir une maman et un papa sans que ce choix lui soit imposé à la naissance. Je m’oppose au mariage OGM au nom des droits de l’enfant.

Le corps n’appartient pas à l’homme comme une propriété. L’homme a seulement un droit d’usage. Chaque homme a reçu la vie de Dieu, et il a le devoir de préserver sa santé. Le corps est donné par Dieu. Pour bien servir l’esprit, il doit être mis au service de choses raisonnables.

3) Ils pourraient adopter : la fécondité du mariage est sauvegardée

Vous êtes paternaliste. Les femmes ont des qualités qu’il faut savoir reconnaître. Il faut être insensible pour dire que l’affection d’un papa peut remplacer celle d’une maman. Surtout à l’égard des tout-petits. Si les personnes qui travaillent dans des crèches sont presque exclusivement des femmes, c’est bien pour leurs qualités maternelles sont inégalées.

La famille ne s’arrête pas à la procréation. Les enfants découvrent la société par l’intermédiaire de leurs parents. Leur donner deux papas, c’est leur donner une vision étriquée et déformée de l’homme. Cela ne peut qu’engendrer malaises, rejets et finalement discrimination.

4) La loi permet la reconnaissance des enfants qui naissent homos. La loi favorise les perspectives de débouchés pour ces enfants.

Vous raisonnez comme s’il y avait un gêne homo. Or nous savons très bien qu’un tel gêne n’existe pas. Il n’y a pas de déterminisme à être homo.

L’épanouissement ne vient pas d’une loi, mais des qualités des parents. D’où l’avantage d’avoir des parents de sexes différents. Le ménage ainsi diversifié sera capable d’accueillir l’enfant tel qu’il est, en disposant de deux ressentis, grâce à la complémentarité homme-femme, pour comprendre l’enfant tel qu’il est.

Un mot pour conclure ?

La loi naturelle est le faisceau des tendances de l’homme vers le bien, au moins apparent. Le bien doit être raisonnable pour faire vraiment partie de la loi naturelle. L’homosexualité dissocie l’acte sexuel de la procréation, pour laquelle il est fait. Elle sépare ce que la nature a unit de manière manifeste, et pose problème dans l’éducation des enfants. L’épanouissement de l’enfant, même avec des tendances homosexuelles, passe par la maîtrise de ses inclinations.

Christian Bless – Michèle Reboul est certainement connue de certains des lecteurs de Perspective Catholique qui auront lu dans les années 1997-2001 ses articles dans Le Figaro et Monde et Vie, notamment. Ces textes réunis en un volume sous le titre de L’invisible infini (2004) constituent un précieux témoignage sur une époque, principalement pour ce qui est des questions religieuses et plus particulièrement de la crise qui secouait alors la vie de l’Eglise et ses conséquences sur la société qui prennent aujourd’hui des proportions effarantes, la digue de l’enseignement séculaire ayant été rompue.

En 2018, la journaliste a publié une somme consacrée à la théologie mariale, L’Immaculée Conception – Clé de voûte de la Création (Via Romana), dont on trouve déjà les linéaments dans nombre d’articles rédigés précédemment par Michèle Reboul. Cet ouvrage devrait figurer dans la bibliothèque de toute famille attachée à la Tradition catholique et aux dogmes mariaux. Il peut être lu parallèlement à celui du R.P Guy Touton, o.p., Marie au plus près des Écritures et dans la Tradition (Artège). Le terme de somme n’est pas exagéré pour cet important livre de plus de 500 pages qui passent en revue les différents aspects du mystère marial dans un regard contemplatif. D’innombrables citations, tirées de la patristique, des saints et des enseignements pontificaux, viennent enrichir ces chapitres qui éclairent la foi et nourrissent la vie intérieure. Ce volume restera certainement l’œuvre maîtresse de son auteur.

Rassemblant un nombre impressionnant de textes fondamentaux, l’auteur nous plonge au cœur du mystère et des réalités surnaturelles les plus élevées pour nous aider à pénétrer les vérités révélées et informer notre vie intérieure. Face à l’incrédulité contemporaine, Michèle Reboul cite le père Kolbe pour nous montrer le magnifique édifice de la Révélation et de l’enseignement de l’Église qui sont un : « Les dogmes catholiques s’engendrent les uns les autres et ne cessent de s’enrichir les uns par les autres. » Immense richesse de la Tradition et profondeur temporelle de cette foi qui est une : «  Déjà au IVème siècle, saint Ephrem le Syrien, docteur de l’Église, priait Notre-Dame, « Mère de Dieu, pleine de grâce (…) le canal de tous les biens, la reine de toutes choses après la Trinité (…) la Médiatrice du monde après le Médiateur (…) le pont mystérieux qui relie la terre au ciel, la clef qui nous ouvre les portes du paradis (…) Notre avocate, notre médiatrice (…) accueillez mon âme dans sa misère, et par votre médiation, rendez-la digne d’être un jour à la droite de votre unique Fils. » Lignes tracées au IVème siècle …

Fille de la plus grande France

Michèle Reboul est née au début de la seconde guerre mondiale à Beyrouth où son père, Gabriel Reboul, officier de marine, était « engagé volontaire dans les Forces navales françaises libres » et où sa mère décodait les messages chiffrés. Une longue carrière consacrée à la mer conduira Gabriel Reboul des Messageries maritimes, dans les années 1920, à la Compagnie du canal de Suez à Port-Saïd et, de 1948 à 1956, à Ismaïlia, comme chef du transit jusqu’à la nationalisation du canal et des événements tragiques qui l’ont entourée.

Sa mère, Paule, née au Caire, où elle fut scolarisée au pensionnat du Sacré-Cœur, appartenait à la grande famille libanaise Debbané dont on peut encore visiter l’imposante demeure à Saïda, au sud de Beyrouth, et dont le grand-père fut consul du Brésil au Caire. Un aïeul, Miguel Debbané, fit bâtir une église à Alexandrie dédiée à Saint Pierre d’Alcantara, patron de l’empereur du Brésil Pedro II, église ornée de belles icônes qui existe toujours dans la rue portant le nom de la famille.

Souvenirs d’une époque pas si lointaine mais engloutie où la France laissait son empreinte culturelle et religieuse autour de la Méditerranée qui aurait pu devenir à nouveau Mare Nostrum. Mais ce monde, dans le sillage de l’affreuse guerre civile européenne, était en voie d’effondrement. Michèle Reboul raconte avec bonheur ces années sur le canal mais également les tragiques événements qui vont entraîner le départ de la communauté française et de sa famille. Ces bouleversements marqueront profondément la jeune Michèle qui, à 10 ans, doit fuir son école tenue par les Filles de la Charité, alors que la foule haineuse y met le feu et parade avec les têtes décapitées des religieuses en cornette plantées sur des piques. Cette vision va altérer la santé de la fillette et lui faire perdre la foi. « Ma maladie n’était pas due seulement à l’effroi devant la haine et à la peine devant la mort de mes professeurs, les religieuses décapitées : c’était une maladie de l’âme … Comment le Bon Dieu … qui est à la fois bon et tout-puissant peut-il permettre le mal ? »

L’auteur nous raconte ces derniers moments de ce que l’historien Pierre Montagnon, dans un récent ouvrage, nomme Le leg français – Algérie, 1830-1962) (bg Bernard Giovanangeli Éditeur). L’historien clôt ainsi son livre, et ces pages valent pour nombre de pays : « La conclusion très simple de ces lignes peut être laissée à un Algérien. Ferhat Abbas, premier président du GPRA durant la guerre d’Algérie, écrit dans L’Indépendance confisquée : « En 1962, alors que j’était président de l’Assemblée nationale constituante, j’ai reçu un grand nombre de diplomates étrangers, en particulier ceux des pays communistes et des pays arabes. Tous étaient en admiration devant l’infrastructure et la richesse de notre pays. Un ministre syrien, M. Salah Bitar, qui venait de visiter la Mitidja et la région d’Alger, ne tarissait pas d’éloges : « L’œuvre de la France, me dit-il, est admirable ! Si la France était restée vingt ans de plus, elle aurait fait de l’Algérie l’équivalent d’un pays européen. »

Michèle Reboul témoigne de cette œuvre admirable réalisée sur le canal de Suez et dont on retrouve, aujourd’hui encore, les traces tout autour de la Méditerranée.

Une longue quête de la vérité

Elle retrouvera la foi seulement à l’âge de 36 ans, suite à une longue et douloureuse quête marquée par une soif de vérité que seul son retour à l’Église et à la Sainte Messe permettra d’étancher.

Des études de philosophie et une carrière dans le journalisme, principalement au Figaro et à Monde et Vie, placent sur ce chemin chaotique une foule de personnalités dont l’auteur nous dresse les portraits et nous rapporte mille anecdotes au service de l’histoire de ces années de profonds bouleversements. Elle fréquentera, notamment, Vladimir Jankélévitch, Claude Tresmontant, Louis Pauwels, Jean Madiran qui lui proposera une collaboration avec Présent, mais ce seront d’autres rencontres qui lui traceront le chemin du retour à la foi. L’abbé Maurice Zundel, vicaire à l’église du Sacré-Cœur à Lausanne, rencontré en 1965, commencera de lever les objections qui lui avaient fait perdre la foi en lui disant : «  Dieu n’est pas responsable du mal. Le Christ en est la première victime. ».

En janvier 1978, la rencontre avec Jean Marty, « l’homme qui a changé ma vie », ouvrira la porte du retour à la foi et à la messe. Ensuite, la fréquentation du Père Carmignac, de Geneviève de Sainte-Preuve, du Père Guérard des Lauriers et de Mgr Marcel Lefebvre fera d’elle le mousquetaire qui mettra sa plume au service de la Tradition catholique, de la défense de la liturgie tridentine et du catéchisme. Michèle Reboul porte à notre connaissance ses échanges avec le fondateur de la FSSPX et plus particulièrement ceux en lien avec la décision de sacrer des évêques.

Michèle Reboul – L’Immaculée Conception – Clé de voûte de la Création – 2018 – Via Romana

Michèle Reboul – Une âme en quête de la vérité – 2020 – Via Romana

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Lettre d’information N° 8 janvier 2021 | Source : Perspective catholique