La présence cachée : découvrir la Fête-Dieu

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Chers lecteurs,

La Fête-Dieu, que l’on nomme aussi fête du Saint-Sacrement, est le jour où l’Église célèbre d’une manière particulière le mystère de l’Eucharistie. Les chrétiens croient que, sous les apparences du pain et du vin consacrés à la messe, Jésus-Christ est réellement présent. Ce n’est pas un simple symbole : c’est sa présence vivante, donnée par amour.

Autrefois, le Saint-Sacrement du Corps et du Sang du Christ était présenté aux Genevois lors de processions publiques ; cela se fait encore aujourd’hui dans les cantons catholiques, comme à Fribourg.

Pour cette grande fête, la Fête-Dieu, qui aura lieu le jeudi 4 juin 2026, Perspective catholique vous propose une campagne d’affichage durant les deux premières semaines de juin, afin que le Saint-Sacrement soit aussi présent dans nos rues, fût-ce sous la forme d’une affiche.

Il s’agit également d’un moyen de rappeler et d’expliquer à l’ensemble des Genevois la solennité et la signification de cette grande fête.

Mais pourquoi une fête spéciale pour cela ?

Parce que l’Eucharistie est au cœur de la foi chrétienne. Au soir de la Cène, avant sa Passion, le Christ a voulu demeurer avec les siens. Il ne s’est pas contenté d’enseigner, ni même de se sacrifier une fois sur la croix ; il a institué un sacrement par lequel il reste au milieu de son peuple à travers les siècles. Ainsi, dans chaque église où se trouve le tabernacle, les fidèles croient que le Christ est là, réellement présent.

La Fête-Dieu est donc une fête de reconnaissance et d’adoration. L’Église y exprime publiquement sa foi en cette présence. Dans de nombreuses villes et villages, une procession est organisée : l’hostie consacrée est portée solennellement dans un ostensoir (voir notre affiche) à travers les rues. Ce geste signifie que le Christ ne veut pas rester caché ; il marche au milieu des hommes, bénissant leurs maisons, leurs travaux, leurs familles.

Pour quelqu’un qui découvre cette fête, on peut dire simplement ceci : la Fête-Dieu célèbre l’amour d’un Dieu qui ne se contente pas d’avoir parlé aux hommes dans le passé, mais qui demeure avec eux aujourd’hui. C’est la fête de la proximité divine, de la présence silencieuse et fidèle, de l’amour qui se fait nourriture.

Et cette présence n’est pas réservée aux grandes processions. Elle se tient aussi, humble et discrète, dans nos églises. Le Christ n’est pas toujours exposé dans l’ostensoir ; le plus souvent, il demeure «caché» dans le tabernacle, dans le silence, attendant simplement une visite, un regard, un cœur qui s’ouvre. Il est là, patient, offert, disponible.

Nous vous invitons donc à franchir le seuil d’une église, ne serait-ce que quelques instants. Entrez, asseyez-vous, faites silence !

Devant le tabernacle, peut-être ne verrez-vous rien d’extraordinaire. Et pourtant, dans la foi, une rencontre est promise : celle de Dieu et de l’homme, celle d’un cœur qui cherche et d’un Dieu qui répond. Dans cette discrète lumière, chacun peut découvrir qu’il est attendu, aimé, et appelé par son nom.

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Eric Bertinat
À la suite de la décision de Mgr Lefebvre de consacrer quatre évêques, Éric Bertinat cofonde, avec ses amis les abbés La Praz et Koller, la revue Controverses (1988-1995). En 2010, il fonde l’association Perspective catholique, engagée sur des questions sociétales en lien avec la doctrine chrétienne. Journaliste et collaborateur régulier de plusieurs publications (Le Vigilant, Présent, Una Voce Helvetica, etc.), il entame également une carrière politique dès 1984. Élu député au Grand Conseil de Genève en 1985 sous la bannière de Vigilance, il y revient en 2005 avec l’UDC et occupe plusieurs postes clés jusqu’en 2013. Il est aussi membre du Conseil municipal de Genève à partir de 2011, où il exerce diverses présidences de commissions jusqu’en 2021. Le 5 juin 2018, il est élu président de ce Conseil pour la période 2018-2019.

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